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LE PROFESSEUR D'ARSONVAL

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Lien : Jacques Arsène d'Arsonval

Lien : Maison d'Education de la Légion d'Honneur de Saint-Denis - Paris

 

Paraître ne veux, quand être je peux "

 

L'Académicien Jacques-Arsène DARSONVAL

Arsène d'Arsonval (43 ans)

 

***

 

Extrait du registre des actes de l'état-civil de la Commune de Laporcherie

du 8 Juin 1851 :

                    

 

                     " L'an mil huit cent cinquante et un, le huit Juin à cinq heures du soir, devant nous Pierre-Delphin Dumont, Maire de la commune de Laporcherie, canton de Saint-Germain-les-Belles, département de la Haute-Vienne, a comparu Mr Pierre D'arsonval, âgé de quarante six ans, docteur et médecin demeurant au lieu de La Borie, en cette commune, lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin, né au dit lieu de La Borie, le matin à dix heures de lui déclarant et de dame Marie-Louise Betzy De Beaune, son épouse, auquel enfant il a donné les prénoms de Jacques-Arsène ; les dites déclaration et présentation faites en présence de Messieurs Jacques D'arsonval âgé de quarante ans, rentier, demeurant au dit lieu de La Borie, et Jules-Antoine Chabriez, âgé trente et un ans, instituteur public, demeurant au chef-lieu de la dite commune, le premier, oncle paternel et le second non parent du nouveau-né. Lesquels ainsi que le comparant ont signé avec nous, Maire le présent acte après que lecture en a été donnée.

     Signé au registre : D'arsonval, D'arsonval Jacques, J. Chabriez et Dumont, Maire.

 

Extrait de naissance d'Arsène d'Arsonval

 

***

 

                    Si l'ombre de Guillaume, Fondateur de la Lignée des d'Arsonval, Seigneurs des Tournelles - dont l'écusson était, au seizième siècle, " Tranché d'azur sur or, avec une étoile à huit rais de l'un en l'autre, chargé d'une croisette de gueules " - vient rôder, d'aventure, à la lisière orientale du bois de Vincennes, le long de l'Avenue de la belle Gabrielle, elle ne doit pas manquer de s'étonner du bizarre Château qu'occupe son dernier descendant, le Professeur d'Arsonval.

                    Sans doute, dès le dix-septième siècle, sa noblesse était franchement devenue de Robe, puisque son ascendant François d'Arsonval, Seigneur des Tournelles et de Chavignon, eut parmi ses enfants un Procureur du Roi dans la bonne ville de Limoges, Simon d'Arsonval, lequel fit souche en Limousin ; sans doute, de cette souche naquit, dès le siècle suivant, une Lignée de Médecins, profession encore plus roturière, qui assura au Professeur d'Arsonval un arrière-grand-père, un grand-père et un père Docteurs.

 

Pierre-Catherine d'ARSONVAL  (Medecin)

 

                    Mais tout cela ne serait d'aucun secours à l'ancêtre pour deviner l'étrange métier que son dernier rejeton, Arsène d'Arsonval, lui-même Médecin, pratique dans cet étrange Manoir dont la tour est surmontée d'une girouette folle qui tourne sans répit - l'anémomètre - et dont les grandes baies vitrées profilent, à toute heure du jour et souvent la nuit, la silhouette du Châtelain coiffé d'une casquette de cycliste en train d'ajuster quelque mécanisme d'où jaillissent des étincelles. Le dernier des d'Arsonval serait-il devenu artisan - ou alchimiste ?... L'un et l'autre, évidemment puisqu'il ne cesse de construire les appareils de physique les plus compliqués pour les adapter  au grand oeuvre de la vie.

                    Au demeurant, cette moderne alchimie de la Science par laquelle se fait la conquête de la nature comporte, comme l'industrie, de grands Capitaines. M. Arsène d'Arsonval en est un et qui conquit ses grades un peu à tort et à travers, sans trop se soucier des parchemins officiels.

                    Sitôt après ses études secondaires au Lycée de Limoges, Arsène d'Arsonval, qui se destine à l'Ecole polytechnique, vient à

Paris faire ses études mathématiques au Collège Sainte-Barbe. Celles-ci furent interrompues par la Guerre de 1870. Le jeune d'Arsonval retourne à Limoges, où il se décide à faire sa médecine. Et le voilà interne des hôpitaux à Limoges en 1871.

                    Cependant le jeune interne n'oublie rien des mathématiques ni de la physique apprises pour satisfaires d'autres ambitions. Et c'est peut-être le secret de la rapide ascension de M. d'Arsonval qui est également celui des grands mystiques : tout adapter au service de l'idée poursuivie.

                    Savez-vous comment le jeune Etudiant en médecine devint préparateur de Claude Bernard ? Il suivait le cours de l'illustre Physiologiste. Un jour se produisit un accroc dans le fonctionnement du galvanomètre qu'il utilisait. D'Arsonval se propose, à la fin de la leçon, pour préparer l'appareil, ce qu'il fait sous les yeux du Maître devenu en l'occurence l'Elève électricien. Le travail terminé, d'Arsonval était jugé par Claude Bernard, qui ne voulut plus se séparer d'un aussi habile préparateur. En 1876, il écrivait lui-même au père du jeune Arsène  une lettre admirablement prophétique qui décida de la carrière du jeune homme en le distrayant à jamais de la pratique médicale pour le consacrer à la Science pure. D'Arsonval serait physiologiste et si grand qu'il succéderait à Claude Bernard après Brown-Séquard, son aîné dans la collaboration du Maître dans la chaire du Collège de France. Quelle continuité dans la tranmission du flambeau autour de cette chaire bénie des Dieux : Laënnec, Claude Bernard, Brown-Séquard, d'Arsonval (titulaire dès 1887) et, parmi les élèves, jusqu'au futur Ministre Paul Bert qui devait créer le laboratoire inédit indispensable au génie de son jeune camarade !

                    Le voici donc ce laboratoire à forme de castel.

                    Dès le portail, la sonnerie électrique, dont l'âme est une cloche de 10 kilogrammes qui se met en branle jusqu'à ce que vous ayez refermé le vantail, vous prévient par son rythme extrêmement personnel que rien n'est banal ici. Un laboratoire, cette villa entre bois et jardin ? Plutôt un logis où le Maître vit en ménage avec la Science, entouré de toute une nursery d'appareils-enfants tendrement couvés, surtout depuis qu'ils ne servent plus à rien. Car si l'oeuvre d'art, chose vivante, grandit en vieillissant, on dirait que l'appareille plus génial se ratatine. si l'on y tient, il faut donc en prendre soin. Et le professeur d'Arsonval aime les siens passionnément.

                    Il aime son premier galvanomètre, célèbre dans le monde entier ; ses premiers solénoïdes, dans lesquels il emprisonnait ses amis venus en curieux pour leur démontrer que la fièvre artificielle n'est pas un mythe, et le premier résonateur, que  son cher collaborateur le Docteur Oudin vint construire chez lui, pour lui. Il aime cette chaise longue de jardin dont le dossier de rotin recouvert de caoutchouc et doublé de zinc - tout cela, bien entendu, fait à la maison - forma l'armature du premier condensateur électrique à l'usage des êtres humains. Pour un empire M. d'Arsonval ne céderait ni sa machine du premier modèle de Linde, qui liquifia les premiers litres d'air nécessaires à ses expériences  biologiques aux grands froids, ni celle que créa Georges Claude, son élève, et de laquelle naquit toute la "série industrielle Claude ", comme dit M. d'Arsonval.

                    Mais ce que le Professeur d'Arsonval aime par-dessus tout entretenir, c'est sa première automobile, du "modèle" Levassor 1896, à tirage limité, et d'ailleurs entièrement refondue à la maison. Non sans succès. A preuve : un tour de manivelle et l'on part, M. d'Arsonval au volant, faire le tour du jardin avec la même aisance que le Maître apporta jadis à promener dans la France entière, sur ce tacot, ses merveilleux appareils de haute fréquence. Remontant encore aux environs de 1880, nous verrions M. d'Arsonval pédalant à bicyclette, faute d'auto. Mais de cet équipement, il n'a conservé que sa casquette légendaire.

                    Aujourd'hui cependant, le Maître donne le pas à sa voiture moderne, qu'il conduit lui-même pour se rendre chaque année dans son cher Limousin et presque chaque jour à Paris.

                    Un brevet de jeunesse perpétuelle, qu'il faut accorder au glorieux Professeur, c'est de savoir cultiver une curiosité inlassable et de dédier en même temps, aux jeunes en plein essor de recherche, la maxime de son Maître Claude Bernard : " Ne rien rejeter a priori comme impossible ou absurde. Accueillir une idée nouvelle comme contenant peut-être un ferment de vérité, mais la soumettre au dépouillement de l'expérience. " C'est par de telles "intuitions ", de tels " emballements contrôlés " que la Science a tracé son chemin. M. d'Arsonval est là qui prêche d'exemple, ainsi que, dans tous les coins de la villa, les portraits de ses vieux amis : Claude Bernard, Brown-Séquard, Cailletet, Marey, Tripier - et Paul Bert qui fonda ce Laboratoire de physique biologique en tant qu'annexe de la chaire de médecine du Collège de France.

                    " En me maintenant en activité à Nogent, nos gouvernants et mes Collègues du Collège de France, rappelle M. d'Arsonval, m'exprimaient l'espoir d'y fêter ultérieurement mes cent ans. En les écoutants, avoue M. d'Arsonval, je pensais à Léon XIII qui, à pareil voeu, répondait par cette boutade : " Pourquoi imposez-vous une limite à la bonté divine ? "

                    Le jubilé du 27 mai, qui a célébré les quatre-vingt-trois ans d'âge et les soixante ans d'enseignements de M. d'Arsonval, n'avait pas, bien entendu, cette outrecuidance.

 

 

 

 

Générateur de courant à haute fréquence à haute tension

    La Machine Hampson 

 

La Machine LINDE

 

 Légion d'Honneur

 

Buste du professeur Arsène d'Arsonval

 

 

 

 

 Armes d'Arsène d'Arsonval

 

 

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P le 12-10-2014. Site sur Arsène d'Arsonval
La première étape 1875 - 1894 du site sur Arsène d'Arsonval est terminée vous pouvez le visiter !
http://www.adarsonval.fr/

 

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