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                                                                         Les annales de la Monarchie

 

 

                                                                                Le château de Chambord

 

 

 

 

                                                       

 

        Le 8 Juillet 1883

 

          Le fait le plus saillant de la semaine est la maladie du comte de Chambord. Cette maladie s’était déclarée il y a déjà deux mois, et malgré les assertions contraires, n’avait jamais cessé de s’aggraver. Aujourd’hui, elle semble avoir atteint sa dernière période, et à moins d’un de ces miracles qui se rencontrent rarement dans le domaine scientifique, on peut considérer la mort de l’illustre malade comme prochaine. Les secours de la science pourraient bien prolonger sa vie quelques jours, mais la question de la succession n’en est pas moins ouverte.

        Quelle pourra être la conséquence de la mort du comte de Chambord sur la situation de la France et la marche des événements ? Il est évident que cette mort ne passera pas inaperçue : les feuilles légitimistes s’apprêtent à faire un grand tapage autour du cercueil. Mais la masse du pays, malgré toutes les élégies qui se préparent, reste absolument calme et indifférente.

        C’est que le comte de Chambord, malgré la sympathie qui s’attache à son caractère, ne représente plus pour le pays qu’un souvenir historique. Les peuples, pas plus que les fleuves, ne remontent leur cours. (Mais par évaporation de la mer, ils finissent toujours à retourner à la source). Henri V, ainsi qu’il l’a si bien compris lui-même, se personnifie dans le drapeau blanc, c’est-à-dire dans le passé. Or, le passé est mort et bien mort. On ne pourrait pas plus ressusciter aujourd’hui les Bourbons que les Valois. Ils ont eu les uns et les autres leur jour de gloire et leur éclat, mais le temps a marché, emportant avec lui les vieilles familles et les vieilles coutumes ; La France d’Henri IV ou de Louis XIV n’est plus possible : Henri V, en mourant, emporte avec lui les espérances de la légitimité.

 

        En disant que la légitimité n’est plus possible, nous ne voulons pas dire que la monarchie soit morte sans espoir de retour. Mais la monarchie, comme toutes les choses humaines, est forcée, si elle veut vivre, de se conformer aux événements qui entraînent tout dans leur cours. La Belgique, l’Italie, l’Espagne et d’autres Etats trouvent dans le régime monarchique le bien-être, le progrès et la liberté que nous avons demandés à la République. Il y a donc une royauté qui n’est pas inconciliable avec le progrès humain. Celle-là est encore possible en France, mai il faut bien reconnaître qu’elle n’était pas représentée par Henri V.

        A ce point de vue, on peut dire que la mort du comte de Chambord, au lieu de diminuer les forces du parti monarchique, les aura plutôt augmentées. Les divisions qui existaient de son vivant n’auront bientôt plus leur raison d’être. Les burgraves de la légitimité vont disparaître peu à peu, et leurs résistances tomberont successivement les unes après les autres. Qu’ils le veuillent ou non, les princes d’Orléans vont être désormais le seul pivot autour duquel se grouperont les diverses fractions du parti monarchiques.

        Cela ne veut pas dire que la France soit à la veille de voir relever le trône. La République a le pouvoir, et elle le tient bien. Si jamais elle le perd, ce sera par ses propres fautes ; L’avènement du radicalisme pourrait seul jeter la bourgeoisie dans les bras de l’orléanisme. Le pis qui pourrait survenir à ce dernier, ce serait d’arriver à la suite d’une guerre extérieure dans les fourgons de l’étranger. Ce qu’il y a de certain, c’est que la royauté ne peut être aujourd’hui restaurée en France qu’à la suite d’événements tellement graves, que personne ne doit les désirer.

 

          Jules Brisson

 

***

 

 

 

          Le 15 Juillet 1883

 

          Le comte de Chambord n’est pas encore mort, mais les dernières nouvelles ne laissent aucun espoir. L’émotion de la première heure s’est calmée , et les fidèles eux-mêmes, envisageant la situation de sang-froid, commencent à se consoler de cette disparition prochaine. L’accueil affectueux que le comte de Chambord a fait au comte de Paris, la réconciliation suprême qu’il a renouvelée sur les bords de la tombe, ne peuvent laisser aucun doute sur son intention de le reconnaître pour son successeur. C’est là évidemment un héritage bien platonique : il est bien difficile de léguer une couronne qu’on a vainement attendue pendant cinquante ans, et qu’on n’a jamais portée. L’entrevue de Frohsdorff n’en est pas moins un acte politique important. Dès aujourd’hui on peut dire qu’il y a un parti de moins en France : il en restera toujours assez.

 

 

          Jules Brisson

                                        

                                                                                                                                  ***

 

         

          Le 24 Août 1883

 

        Décès du comte de Chambord à 7 heures 27 à Wiener-Neustadt.

 

        Revue de Presse : Plusieurs journaux de Paris ont pris le deuil. Ce sont les suivants : L’Union, le Monde, l’Univers, le Clairon, le Gaulois, le Figaro, le Moniteur universel, le Français, la Défense, le Soleil, l’Action, le Journal de Paris, la France chrétienne, la revue économique et financière, le Journal des Villes et Campagnes.

        Il en a été de même pour la presse monarchique de province.

 

        L’Action (25 août) : L’illustre chef de la maison de France est mort. Le petit-fils de saint Louis et de Henri IV vient de succomber sur la terre étrangère.

Il est mort, mort sans avoir revu cette France qu’il aimait tant, cette France à laquelle ont appartenu, comme les préoccupations de toute sa vie, les dernières pensées de sa lente agonie.

        Il est mort, sans avoir pu réaliser pour cette France, que ses ancêtres ont créée, à laquelle ils avaient donné une situation incomparable dans le monde, les grands desseins de relèvement que rêvait son âme patriotique.

        Il est mort sans avoir pu arracher notre terre de France au gouvernement des misérables qui l’exploitent, la ruinent et la déshonorent.

        Il est mort sans avoir pu rendre à la patrie française -  et ce fut certes la plus poignante douleur de l’instant où il sentit la vie lui échapper – sans avoir pu rendre à la France ces deux chères et vaillantes provinces que lui avaient données ses ancêtres, notre Alsace et notre Lorraine.

        Il est mort, celui que, malgré tout, l’histoire appellera Henri V, mort sur la terre de l’exil, mort loin de la patrie, mais en pensant à elle jusqu’à l’instant suprême et en gardant pour elle, pour son avenir, pour sa grandeur, d’invincibles et d’immortelles espérances.

 

          Le Figaro (25 août) : Henri V – Celui qui portera dans l’avenir le nom d’Henri V vient de descendre dans la tombe sans avoir régné ; il appartient désormais à l’histoire, et si les prédicateurs de Louis XVI, en face même du grand roi, osaient lui faire entendre la vérité sur les désordres de sa vie, il ne saurait être interdit par le respect dû à la mort de juger impartialement l’existence qui vient de s’éteindre.

        M. le comte de Chambord avait de nobles qualités, de hautes vertus, et surtout le sentiment le plus élevé de la dignité royale, dont il gardait le dépôt avec un soin jaloux. Mais il est permis aujourd’hui de se demander si les cinquante-trois années qu’il a passées en exil lui avaient suffisamment laissé connaître et pénétrer les transformations de l’esprit public dans son pays et les vraies tendances des générations nouvelles.

        Pendant sa jeunesse, il avait accepté volontiers les conseils des hommes éminents de son parti, et notamment ceux de l’illustre Berryer. Mais, à dater du coup d’Etat, il prit lui-même la direction de sa politique et l’exerça jusqu’à son dernier soupir avec une autorité qui ne souffrait jamais de partage.

        L’heure n’est pas venue de retracer l’ensemble de cette politique qui, à côté de ses erreurs, eut sa fierté et sa grandeur. Nous n’en voulons retenir et apprécier en ce moment que la partie pour ainsi dire contemporaine, et les manifestations dernières d’où pouvaient dépendre nos destinées.

        M. le comte de Chambord voulait sincèrement la liberté ; il n’avait pas en lui le caractère d’un despote, et, comme il l’a plusieurs fois écrit, il respectait son pays autant qu’il l’aimait. Mais, à la distance où il était de la France, il a pu se tromper sur les conditions possibles de la monarchie dans le temps actuel, et ne pas accorder assez d’attention à des préférences et à des habitudes qui avaient pris chez nous la force d’un sentiment nationale.

        Il avait la bonté, la gaieté, l’intelligence, l’esprit, une dignité et une aménité sans rivales, une droiture supérieure et chevaleresque, les dons les plus brillants et les plus français ; il ne lui avait manqué qu’une chose : d’être élevé parmi nous, d’avoir senti davantage et de plus près le cœur même de la nation sur laquelle sa naissance l’appelait à régner.

        M. Renan, dans une étude un peu ancienne déjà sur la Révolution de 1830, déplore avec une haute raison qu’on ait alors rompu la tradition monarchique pour essayer d’une royauté nouvelle, au lieu de garder soigneusement et de pétrir pour les générations futures le jeune prince que la Providence offrait comme un gage de conciliation entre le passé et l’avenir. C’était un enfant, dit très bien le philosophe ; il n’avait pas vu l’ancienne monarchie, comme Charles X ; il n’avait pas connu les révolutions et l’exil, comme la fille de Louis XVI et le duc d’Angoulême ; il ne savait rien de nos vieilles discordes ; il était sans idée préconçue comme sans rancune, et, isolé de toute influence d’ancien régime, il eût été, entre les mains des hommes nouveaux, comme une cire molle qu’ils auraient pu façonner à toutes les nécessités des institutions modernes.

        On ne le comprit pas assez, et l’enfant partit avec son aïeul pour le long exil où il devait mourir. Qui sait ce qu’eût été son règne si les vainqueurs de 1830 avaient fait de l’orphelin, royal la personnification couronnée de leur pouvoir ?  Ce règne de cinquante-trois ans eût été l’un des plus longs, peut-être un des plus heureux de notre histoire, et nous eût, dans tous les cas, épargné la République de 1848 et le second Empire, avec les désastres et les hontes dont nous portons le deuil !

        Mais on ne refait pas l’histoire à son gré, et force est de subir les réalités qu’on a laissé naître.

        Pour notre part, nous avons toujours soutenu la Monarchie, comme la meilleure garantie des destinées de la France, mais non la politique personnelle de M. le comte de Chambord, qu’à notre grand regret nous avons souvent déplorée et quelquefois même combattue.

        Il nous semblait, comme à beaucoup d’esprits éclairés et sincères, que certaines concessions étaient indispensables pour amener le rapprochement nécessaire entre le roi et la nation. Après toutes les épreuves que nous avons traversées, le problème était de royaliser la nation et de nationaliser la royauté. Pour le résoudre, il fallait une transaction loyale. Mais M. le comte de Chambord, par un sentiment particulier et très scrupuleux de sa mission royale, s’est toujours refusé aux transactions, qui lui paraissaient des concessions à l’esprit révolutionnaire ; et il a toujours dit qu’il ne voulait pas être « le roi de la Révolution. »

        L’Eglise cependant a bien fait un concordat, dans un domaine autrement grave que celui de la politique, et en acceptant, pour assurer la paix aux âmes, bien d’autres sacrifices que ceux dont il pouvait s’agir pour assurer l’accord facile de la Nation et du Roi. Pourquoi ce Concordat politique, dont les effets n’eussent pas été moins féconds que ceux du Concordat religieux, n’a-t-il pas été accompli ?

        Nous le répétons, c’est qu’il a paru au Roi qu’en sacrifiant quelque chose de ses idées, il eût affaibli d’autant son principe et se fût mis dans l’impuissance de réaliser tout le bien espéré du rétablissement de la Monarchie.

        C’est pour ce motif, en particulier, qu’il n’a jamais voulu adopter le drapeau tricolore, dans lequel il ne pouvait s’empêcher de voir, malgré ses titres de gloire et de conservation sociale, malgré la protection dont il avait couvert vingt ans le trône pontifical après l’avoir relevé, le drapeau même et pour ainsi dire le symbole de la Révolution.

        Certes, le drapeau blanc, qui n’est l’emblème d’Aucune tyrannie, a conquis des titres impérissables et des champs d’Ivry aux plages d’Alger, il a flotté sur nos armées avec honneur. Mais, depuis près d’un siècle, le soldat ne le connaît plus, tandis que le drapeau tricolore, après avoir mené nos légions aux plus grandes victoires qui aient ébloui le monde, est devenu, des champs de l’Alsace aux rives de la Loire, l’image même de nos malheurs et l’emblème sacré du patriotisme.

        C’est ce malentendu qui fit principalement échouer la restauration monarchique au mois d’Octobre 1873, deux mois après la noble démarche que M. le comte de Paris avait si patriotiquement accomplie à Frohsdorf.

         Le parti conservateur ne pouvait rien sans le Roi, et dans la ferme résolution où tous étaient, à l’exemple des princes, de ne porter aucune atteinte au principe tutélaire de l’hérédité monarchique, si heureusement rétabli, force était aux plus impatients, comme aux moins disciplinés eux-même, de rester derrière le Roi et d’y attendre les décisions de la Providence.

         L’histoire rapporte qu’Henri III mourant au camp de Saint-Cloud, fit appeler autour de son lit les principaux chefs catholiques et huguenots de son armée et leur dit : « Je vous demande comme votre ami, et je vous ordonne comme votre Roi, de reconnaître pour votre souverain mon cousin Henri de Béarn ! »

        On peut dire qu’une scène analogue s’est passée au château de Frorhsdorf, dans la matinée du 7 juillet, quand le Roi mourant, se soulevant sur sa couche, a donné l’accolade à son héritier, et l’a ainsi désigné lui-même à l’obéissance et au respect de tous les royalistes.

        La scène restera mémorable, et bien que les droits de M. le comte de Paris n’eussent pas besoin de cette consécration suprême, l’espèce d’investiture donnée dans une circonstance aussi solennelle par M. le comte de Chambord lui-même à son héritier, achève d’assurer l’unité complète et sincère du grand parti monarchique.

        C’est dans ces occasions décisives qu’éclate la supériorité du principe que nous défendons au point de vue de la stabilité des choses et de la transmission paisible du pouvoir. On connaît cette parole d’un diplomate illustre : « Les Bourbons sont plus qu’une famille, ils sont une institution. » Ce qui s’accomplit sous nos yeux en est une preuve nouvelle, et la France sait désormais quel abri sûr et glorieux lui est réservé le jour où elle sera fatiguée des humiliations et des aventures.

        Quant au prince, héritier de soixante rois, en qui la France eût été si heureuse de saluer un nouvel Henri IV, il emportera dans la tombe et il aura dans l’histoire le sincère hommage de tous ceux qui honorent la noblesse du caractère et cette loyauté supérieure  dont un de ses ancêtres disait que, si elle était bannie du reste de la terre, on devrait la retrouver dans la bouche des rois. Peut-être avec sa hauteur morale et ses idées tout d’une pièce, qui lui donnaient assez la physionomie d’un paladin d’un autre âge, peut-être eût-il été mieux fait pour les temps meilleurs que le nôtre. Mais, couché sur son tombeau comme un chevalier dont il a voulu que les plis lui servissent de linceul, il fera encore une figure assez fière aux yeux de la postérité, qui verra en lui le dernier représentant de huit siècles de notre Histoire de France.

 

        Le FIGARO

 

***

 

          Le 16 Septembre 1883

 

          La disparition d’Henri V semble devoir profondément modifier la situation du parti royaliste en France. De son vivant, il y avait dans presque tous les départements des comités et des journaux qui agissaient en son nom, et qui se tenaient sur la brèche pour le moment vainement attendu où le ciel relèverait le trône en faveur du descendant des Bourbons. Ces comités et ces journaux étaient alimentés par la foi robuste des chefs de parti et surtout par le prétendant lui-même, qui employait une partie de son immense fortune au service de sa cause.

        Aujourd’hui l’espérance s’est envolée, et les partisans de la cause royaliste se trouvent en présence de la froide réalité. Mme la comtesse de Chambord, se souciant fort peu de travailler en faveur des d’Orléans, a, comme on dit vulgairement, coupé les vivres. Le comités ont dû, en conséquence, cesser de fonctionner, et les journaux abandonnés à eux-mêmes, ne trouvant pas dans la faveur publique les éléments nécessaires à leur existence, ont dû suivre l’exemple des comités ; C’est ainsi que la plus célèbre des feuilles légitimistes, l’Union, remarquable par la dignité de sa polémique et le talent de ses rédacteurs, a dû cesser sa publication. Elle vient de faire ses adieux au public dans une déclaration qui dénote à la fois le désarroi et le découragement.

 

        Il restait bien à ces comités et à journaux un  espoir, c’était de se tourner vers les princes d’Orléans et leur demander leur concours pour continuer leur œuvre de propagande. Mais, de ce côté, l’illusion a été de courte durée.

        La famille d’Orléans veut bien accepter le trône, si on le lui offre, mais elle ne veut le payer sous aucune forme. Elle s’est donc décidée à rester à l’écart de toutes les agitations qui pourraient être tentées par ses amis politiques. Le comte de Paris est rentré au château d’Eu, où il vit en philosophe et en chasseur ; le duc d’Aumale a repris sa place à Chantilly, parmi ses collections et ses vieux livres, qu’il entoure d’une affection toute particulière. Les autres sont en villégiature ou en voyage, de sorte que les soldats du parti ont compris qu’ils n’avaient qu’une chose à faire, c’était de suivre l’exemple de leurs chefs.

        Ceux qui s’attendaient à une prise d’armes immédiate, se trouvent donc condamnés à l’inaction. Combien cette inaction durera-t-elle ? c’est là le secret de l’avenir. Les princes d’Orléans semblent décidés à laisser marcher les événements, sans rien faire pour les précipiter ; Ils se considèrent comme les héritiers éventuels de la république, dans le cas où celle-ci viendrait à disparaître, soit devant une catastrophe imprévue, soit par ses propres fautes. C’est aux républicains à faire en sorte que cette attente soit éternelle. Ils tiennent le pouvoir ; la majorité du pays est avec eux. Ils seront les seuls responsables des causes qui amèneraient une restauration monarchique, si jamais cette dernière était appelée à leur succéder.

 

          Jules Brisson

 

 

                                                                                                                                                                                           *** 

 

          

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