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L'armée Russe

 - 1888 -

 

          On s'occupe beaucoup de la Russie, en France. Tout ce qui concerne le vaste empire slave nous intéresse : mœurs, costumes, administration, armée.

- L'armée surtout attire notre attention en raison des bruits de guerre, qui ont couru en Europe et qui ne sont pas encore apaisés.

          Vers la fin du quinzième siècle, la Russie ne comprenait que le grand-duché de Moscovie, avec une souveraineté plus nominale qu'effective sur les Cosaque du Don. La Pologne, les provinces de la Baltique, la Finlande la séparaient de l'Europe, et les rivages de la mer Noire, habités par des populations nomades, reconnaissaient la suzeraineté du sultan de Stamboul. Le seul accès que la Russie eut alors sur la mer était le port d'Arkhangel, débouchant sur un océan que les glaces encombrent pendant plus de huit mois de l'année.

          Cependant, ce fut par cette voie périlleuse que les premières relations entre la France et la Russie, grâce aux hardis marins de Dunkerque, parmi lesquels nous devons citer la famille Coppens de Hondschoote, alliée à celle du célèbre Jean Bart.

          Sous Ivan III, dès 1472, le royaume moscovite avait commencé son mouvement d'expansion vers l'Orient et l'Asie centrale. Un peu plus tard, un chef cosaque, Yermak, pénétrait en Sibérie; Tobolsk était fondé en 1587, Irkoutsk en 1661, Albazine, sur le fleuve Amour, en 1650.

          Mais c'est à partir du jour où l'empereur Pierre Alexiewitch, auquel l'histoire a confirmé le titre de Grand, fit son entrée dans la nouvelle capitale à laquelle il a donné son nom, le 11 octobre 1689, il y aura trois cent vingt cinq ans (2014), que l'empire russe a été fondé.

Depuis, la marche en avant vers l'Orient a été incessante, et il est probable qu'elle atteindra prochainement (1888), les frontières des États régulièrement organisés, la Chine et l'Inde, sur lesquels les hardis pionniers de la civilisation dirigent, en ce moment, de gigantesques voies ferrées.

          En Occident, le développement de l'empire s'est accompli par l'annexion de la Finlande, des provinces de la Baltique et du royaume de Pologne.

          Au midi, par la conquête de la région du Caucase.

          Aujourd'hui (1888), le vaste empire russe couvre en Turquie et en Asie, une superficie de 21.800.000 kilomètres carrés, c'est-à-dire le double de la superficie de l'Europe.

          Sur cet immense territoire vivent une multitude de tribus et de races que la mission de la Russie semble être de réunir graduellement en un corps compact de nation. Sans doute la densité de la population ne répond pas à ce développement de territoire, puisqu'elle est un peu moins de 5 habitants par kilomètre carré, tandis qu'en France la moyenne est de 71 (1888); mais si l'on considère qu'en 1882 il a été constaté que l'excédent des naissances a été de 1.800.000 âmes, on peut dire que la population grandit chaque année d'une façon assez considérable. Elle était de 60 millions d'habitants il y a cinquante ans; elle dépasse aujourd'hui 100 millions (1888).

 

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          L'empire Russe est partagé en deux grandes divisions.

- 1° La Russie d'Europe, formée de la Russie proprement dite, du royaume de Pologne, du grand-duché de Finlande, avec une population de 80 millions d'habitants.

- 2° La Russie d'Asie, comprenant la Sibérie, la région du Caucase, les territoires et provinces de l'Asie centrale ou transcaspienne, avec une population de 20 millions d'habitants.

          Dans son ensemble, ce territoire est divisé entre les 14 circonscriptions militaire de Saint-Pétersbourg, de Finlande, de Vilna, de Varsovie, de Kiev, d'Odessa, de Kharkov, de Moscou, de Kazan, du Caucase, du Turkestan, d'Omsk, d'Irkoutsk et de l'amour, auxquelles il faut ajouter le territoire des Cosaques du Don, qui jouit d'une administration spéciale.

          Les forces militaires de l'empire forment deux grandes divisions.

          1° L'Armée permanente, comprenant les troupes de campagnes, les troupes de réserves, les troupes du dépôt, les troupes locales, les troupes Cosaques et irrégulières;

          2° L'opoltchénié, ou milice, formant deux bans : le premier fourni par tous les miliciens qui sont dans les quatre premières années de leur service de milice; le second par tous les autres.

          A la tête des grandes circonscriptions militaires territoriales sont placés les officiers généraux qui ont sous leurs ordres les dix-neuf corps d'armée comprenant les 48 divisions d'infanterie, les 20 divisions de cavalerie, les 12 brigades de chasseurs, les 3 brigades de cavalerie cosaque non endivisionnées, les 48 brigades d'artillerie montée, la brigade d'artillerie à cheval de la garde, les 3 brigades d'artillerie de la Russie d'Asie, les 6 brigades de sapeurs et de la brigade de chemins de fer, qui font partie, en temps de paix, des troupes actives de l'armée russe et auxquelles il y a lieu d'ajouter tous les éléments de ces mêmes troupes non groupés en brigade.

          Quant aux troupes de réserve, aux troupes locales et aux troupes de dépôt stationnées dans la Russie d'Europe et le Caucase, elles sont placées sous les ordres immédiats de 24 commandants de brigades locales, qui partagent entre eux l'autorité que les commandants de circonscriptions militaires ont sur ces troupes. Elles comprennent, outre les éléments non embrigadés, les 8 brigades de cavalerie de dépôt et les 5 brigades d'artillerie de réserve.

          Les circonscriptions de la Russie d'Asie ne comportent pas cette subdivision en brigades locales, et ce sont les commandants de ces circonscriptions qui ont directement sous leurs ordres les troupes de réserve locale et les dépôts stationnés dans la région qu'ils gouvernent. La plus grande partie des éléments appartenant, dans ces circonstances, aux troupes dont il s'agit, constituent des corps indépendants : il n'y a d'exception à cette règle que pour les bataillons-frontières du Turkestan, groupés en 4 brigades, et ceux de la Sibérie orientale, qui en forment une.

          L'empereur a le commandement suprême de toutes les forces militaires de la Russie. Sous ses ordres immédiats, le ministre de la guerre est l'organe le plus élevé auquel viennent aboutir toutes les branches de la direction de l'armée. Le ministère comprend : la maison militaire de l'empereur, la chancellerie et l'escorte - le conseil supérieur de la guerre - la cour suprême de justice militaire - la chancellerie du ministère de la guerre - l'état-major général - les directions générales de l'intendance, de l'artillerie, du génie, du service de santé, des écoles militaires, des troupes cosaques et de la justice militaire.

          C'est de cette administration centrale qu'émane la direction générale donnée à tous les services par l'intermédiaire des généraux placés à la tête des circonscriptions militaires.

 

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          Au point de vue des obligations militaires, tous les sujets russes de l'empire, entre 16 et 20 ans, sont obligés de se munir d'un certificat constatant leur inscription dans un bureau de recrutement. A partir de 20 ans, les jeunes gens reconnus aptes à porter les armes doivent le service militaire personnel jusqu'à 40 ans.

          Au moment du tirage au sort, les premiers numéros, jusqu'à concurrence du chiffre fixé pour le contingent, sont classés dans l'armée active : ceux affectés à l'infanterie et à l'artillerie de campagne et de forteresse, pendant 5 ans; ceux affectés aux autres armes ou services, pendant 6 ans. Les uns et les autres passent ensuite dans la réserve pendant 9 ou 8 ans, puis dans l'opoltchénié pendant 5 ans.

          En Finlande, dont l'organisation militaire est spéciale, le service commence à 21 ans et comprend : 3 ans d'activité, 2 ans de réserve et 15 ans de milice.

          Des dispositions particulières de la loi règnent son application dans les pays cosaques, quelques districts de la Sibérie et les provinces de l'Asie centrale.

          Des dispenses, des sursis d'appel et des avantages particuliers à l'instruction sont également prévus par la loi. Les jeunes gens pourvus de diplômes universitaires, ou pouvant justifier d'un certain degré d'instruction, ne font que 2 ans de services actif, 13 ans de réserve et 5 ans de milice, ou bien sont admis comme engagés conditionnels d'un an ou de deux ans.

          Ces jeunes gens, devenus sous-officiers et bien notés par leurs chefs de corps, peuvent-être nommés officiers de réserve, après examen spécial déterminé par le règlement. Les engagements volontaires et les réengagements sont admis dans l'armée russe, et les sous-officiers peuvent être promus officiers sans examen, en temps de guerre.

          Environ 700.000 jeunes gens prennent part chaque année au tirage au sort, sur lesquels 235.000 son incorporés.

          Pour fournir au recrutement des officiers de son armée, la Russie entretient de nombreuses écoles militaires préparatoires et des écoles militaires pour les différentes armes et services, qui peuvent recevoir 6.500 élèves; des écoles militaires supérieures pour le recrutement de l'état-major, des armes et des services spéciaux. D'une façon générale, le grade de chef de bataillon n'existant pas dans l'armée Russe, les bataillons sont commandés par des lieutenants-colonels; ceux du génie et des chemins de fer, par des colonels.

          La Russie possède une cavalerie formidable, la plus nombreuse et peut-être la mieux exercée qu'il y ait, particulièrement sa cavalerie légère, composée, pour la plus grande partie de cosaques.

          Ces belliqueux nomades, qui furent si longtemps indépendants, sont devenus de fidèles sujets du tsar, et ils ont pour grand chef l'héritier de l'empire. Rompus dès l'enfance aux plus rudes exercices du corps, habitués à la vie dure des campements, organisés militairement par sotnias, sous le commandements d'un hetman nommé par l'empereur lui-même, ils sont toujours prêts à partir au premier appel. Ils n'ont qu'à seller leurs rapides petits chevaux qui sont, comme eux, d'une extrême sobriété, et en route! Kosak, dans la langue kirghise, signifie cavalier, et ce nom, qu'ils se sont donné, est bien le leur; aucun autre ne le désignerait mieux.

          Les Cosaques, qui ont conservé les mœurs patriarcales des peuples errants et qui vivent selon les usages de leurs pères, sont presque exemptés d'impôts; en revanche, ils doivent celui qui, chez d'autres nations, est considéré comme le plus lourd : l'impôt du sang. Dans chaque famille un des enfants appartient de droit au tzar : c'est son soldat. Dès l'âge de cinq ans, ces enfants qu'on appelle enfants de Cosaques, comme on dit chez nous enfants de troupe, sont pris par le gouvernement russe qui les élève, en fait ses pupilles et leur donne des instructeurs pour leur apprendre le maniement des armes et les manœuvres de la cavalerie régulière. A peine adolescents, ce sont déjà d'excellents soldats. A vingt ans, ils sont mariés, par les soins de l'État, à de jeunes filles russes de l'intérieur de l'empire, qui ont été abandonnées dans leur enfance par leurs parents, ou qui étaient orphelines, et que la charité publique a recueillies. En agissant ainsi, le gouvernement impérial espère, sans doute assouplir les Cosaques, les initier à la langue russe, que parlent leurs femmes, et préparer des générations russifiées, tout à fait dociles et ayant perdu les défauts inhérents à la sauvagerie de cette race, dont elles sont issues. Ces Cosaques doivent le service militaire pendant trente-cinq années, de quinze à cinquante ans, c'est-à-dire tant qu'ils peuvent porter les armes. Ils élisent leurs officiers subalternes, mais les officiers supérieurs sont russes et reçoivent leur brevet du ministre de la guerre.

          Les Cosaques constituent l'une des plus curieuses originalités de l'armée russe et, en même temps, l'un de ses éléments de force les plus sérieux. Or, la Russie possède, au centre de son territoire européen, et surtout dans les régions frontières, des corps de cavalerie innombrables fournis par les Cosaques, les montagnards du Caucase et les nomades asiatiques, et dont l'entretien est peu dispendieux pour l'État. Les régions habitées par les Cosaques portent le nom de Woïskos; le territoire appartenant à la Stanita, ou commune cosaque, se nomme Yourte. Tous les woïskos sont placés sous l'autorité du grand-duc héritier, qui est l'ataman de tous les Cosaques de l'empire, et chaque woïsko a un chef civil et militaire, le Nakagny ataman, qui relève du gouverneur général de la circonscription. Il y a dix woïskos; ils fournissent des régiments de cavalerie qui entrent dans la composition des divisions de cavalerie de l'armée, une cavalerie irrégulière, des troupes à pied nommés plastonnes et des troupes de milices. Les woïskos sont ceux du Don, du Kouban, du Téreck, d'Astrakan, de l'Oural, d'Orenbourg, de Sibérie, de Sémiriétchensk, du Transbaïkal, de l'Amour. Les Cosaques du Don fournissent 2 régiments de la garde; ceux du Kouban et ceux du Térek, chacun deux escadrons pour l'escorte particulière de l'empereur.

          Tous les Cosaques sont astreints au service militaire de 18 à 38 ans et forment trois catégories, savoir : 1° de 18 à 21 ans, catégorie préparatoire, pour recevoir les premiers éléments de l'instruction; 2° de 22 à 33 ans, catégorie active, qui se divise en quatre années de service actif et huit années de disponibilité. Ce service est réparti en trois tours de quatre années : les Cosaques du premier tour forment les régiments en activité; le deuxième tour comprend les hommes obligés à la possession de chevaux de selle; ceux du troisième tour sont tenus seulement à la possession de leur armement et de leur équipement en bon état; 3° de 34 à 38 ans, catégorie de réserve, destinée à combler les vides qui se produisent dans les corps en activité et à pourvoir à la formation de nouveaux corps en temps de guerre. En temps de paix, les Cosaques de cette catégorie sont dispensés de tout service. A 39 ans, les Cosaques sont versés dans l'opoltchénié.

          La population mâle des woIskos est de 1 million 200.000 hommes, et celle des chevaux de 1.300.000. Dans l'ensemble de son territoire, l'empire russe dispose de 20 millions de chevaux pour le service de guerre.

          Chaque Woïsko possède une caisse militaire destinée à pourvoir, avec le concours du Trésor de l'empire, aux dépenses de l'organisation militaire de son contingent. Les jeunes Cosaques qui justifient du degré d'instruction déterminé sont admis à jouir des bénéfices accordés à l'instruction dans l'armée et peuvent devenir officiers.

          Un grand nombre de ces jeunes gens sont admis dans les écoles militaires de l'empire. Les Cosaques de la garde sont habillés, armés et équipés aux frais de l'État et ne fournissent que leurs chevaux. Les autres Cosaques s'habillent et s'équipent à leurs frais, sauf la carabine, qui leur est fournie par l'État; la caisse du Woïsko vient en aide aux Cosaques pauvres.

 

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          Le soldat russe a de remarquables qualités militaires; obéissant, extrêmement reconnaissant de la moindre bonté que l'on a pour lui, supportant sans murmurer les fatigues et les privations, il fait preuve dans le combat d'un courage et d'une ténacité remarquables. On cite ce beau trait d'héroïsme d'un soldat : à l'attaque de la citadelle de Danghil-Tépé, en Asie centrale, 2 pièces de canon sont prises par les Tékés et le canonier Agathas Nikitine est fait prisonnier. Le jour suivant, les Tékés voulurent le forcer à tirer sur les Russes avec les deux pièces. Sur son refus, on lui coupa d'abord les doigts des mains, puis les oreilles; enfin, on lui enleva la peau du dos. Malgré cet épouvantable martyre, ce héros persista dans son refus. On lui coupa la tête. Que ne peut-on faire avec de tels soldats!

          Aussi, dans le but de tirer un plus avantageux parti des qualités du soldat russe, dns chaque corps d'infanterie et de cavalerie il est choisi un certain nombre d'hommes, pris parmi les plus énergiques, les plus vigoureux, les plus adroits; bon tireur et bons marcheurs dans l'infanterie, audacieux cavaliers dans les troupes à cheval, et ayant les qualités nécessaires d'esprit pour remplir, en temps de guerre, des missions périlleuses exigeant des aptitudes spéciales et un courage éprouvé.

          Dans chaque corps, ces hommes forment un groupe dit de chasseurs francs, qui reçoit une instruction particulière consistant en chasses aux bêtes fauves, chasses à courre avec chiens, longues marches de jour et de nuit, natation, navigation en canot et autres exercices propres à développer la hardiesse, l'entrain et l'intelligence.

          Ces groupes sont placés sous la direction d'officiers ayant le rang de commandants de compagnie.

          Dans l'armée russe, on a l'habitude de saluer la troupe. Les officiers, surtout ceux d'un grade élevé, emploient toujours le zdorovanié (souhaiter le bonjour) et s'appliquent à donner l'exemple d'une bienveillante politesse. L'empereur ne laisse jamais passer une troupe sans lui adresser un : bonjour, mes enfants! auxquels les soldats répondent : Râdi starâtsa (heureux de faire notre possible).

          Tous les anniversaires glorieux sont fêtés avec le plus grand éclat; la famille impériale et les grands personnages de l'État se font un bonheur d'assister à ces fêtes militaires, qui entretiennent l'esprit militaire, le dévouement à la patrie et à la personne du tzar.

          En raison de la rigueur du climat et de circonstances locales toutes particulières à la Russie, la véritable instruction des troupes commence au mois de mai et se continue jusqu'au mois de septembre. C'est pendant cette période que, en majeure partie, les troupes sont réunies dans les camps d'instriction et prennent part à des exercices dans lesquelles figurent les différentes armes. Ces réunions se divisent en deux catégories : les rassemblements particuliers et spéciaux pour chaque arme isolée; les rassemblements généraux, pour les manœuvres combinées de toutes les armes.

          L'armée russe possède, en outre, trois camps permanents : de Krasnoé-Sélo, de Moscou et de Varsovie. Le premier est plus spécialement affecté aux troupes de la garde et aux écoles militaires. Le camp de Varsovie comprend réellement deux camps : celui de Mokatow, occupé par les troupes de ligne.

          Dans ces camps, la troupe est baraquée, campée sous la tente carrée à raison de 8 ou 10 hommes par tête, et cantonnée dans les villages voisins des camps. Les services et les écoles sont toujours installés dans les baraquements.

          L'empereur fait de fréquents séjours au camp de Krasnoé-Sélo, et à la cour y a des installations particulières.

          A son arrivée, l'empereur passe son inspection dans l'après-midi; les hommes sont sans armes et en petite tenue, sur le front de bandière. Après l'inspection, l'empereur, accompagné de l'impératrice et d'une suite nombreuse, se place face aux musiques de tous les régiments réunis et, un signal donné par une salve d'artillerie, les musiques jouent l'hymne nationale; puis, un simple soldat s'avance vers l'empereur, s'arrête à quelques pas de lui et récite à haute voix la prière du soir.

 

 

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